Résultats AAP Valo 2010

Ouvert aux chercheurs ayant un projet, un instrument ou un technologie pouvant faire l’objet d’une création d’entreprise, l’appel à projets Valo 2010 a permis de déceler 3 projets porteurs d’innovation en germe dans les équipes de C’Nano IdF.

Projet NaWatt
Projet Polythéragène
Projet Labinglass


Projet NaWatt

Domaine d’activité : Eau / environnement / énergie / matériaux / biotechs

Les NanoTubes de Carbone (NTC) présentent d’exceptionnelles caractéristiques mécaniques et de transport électronique, photonique, thermique et moléculaire qui les rendent attrayants dans de nombreux domaines. Une équipe du laboratoire Francis Perrin de l’IRAMIS (Institut Rayonnement Matière de Saclay - CEA) a développé une technologie et un procédé intéressant dans le domaine de la croissance, la manipulation et l’emploi de tapis de nanotubes de carbone alignés.
L’objectif est d’associer aux propriétés individuelles des NTCs une propriété spécifique d’organisation sous la forme d’un tapis de nanotubes alignés parallèle et d’évaluer les performances optiques d’un composant réalisé à partir de ce tapis de nanotubes alignés.

Soutiens et prix obtenus :

Ce projet a reçu une aide au prototypage et un soutien en terme de coaching personnalisé dans le cadre du programme valo 2010 du C’Nano IdF.
Le projet est également fortement soutenu dans le cadre du projet Nano-InnovRT et a depuis reçu un soutien AIMA et un soutien du ministère des affaires étrangères (projet EGIDE/FAST) pour une collaboration avec le CIRSO en Australie.

Projet Polythéragène

Domaine d’activité : Sciences du vivant / médical

Les propriétés exceptionnelles de dérivés du polyéthylènimine comme vecteurs de transfert cellulaire d’acides nucléiques ont été attribuées à leur propriété de compaction de l’ADN pour former des polyplexes, particules de taille nanométrique. Avec l’aide du Génopôle d’Evry (pépinière d’entreprises), de l’Université d’Evry et d’OSEO, trois scientifiques créent une entreprise "Polythéragène" pour développer et mettre sur le marche ces vecteurs de synthèse pour des utilisations en thérapie cellulaire (transfert d’agents thérapeutiques et plus particulièrement en thérapie génique (ADN et ARN). Le projet est une "spin off", dont les statuts sont en cours d’élaboration, issue du laboratoire LAMBE (unité mixte CNRS/Université d’Evry/CEA), et dont la première étape d’activité est de démontrer l’efficacité des vecteurs développés par Polythéragène sur le marché des laboratoires de recherche et des entreprises de bioproduction.

Soutiens et prix obtenus :
Ce projet, après avoir reçu le soutien du concours OSEO EMergence, a reçu une aide au prototypage pour des études toxicologiques et un soutien en terme de coaching personnalisé dans le cadre du programme valo 2010 du C’Nano IdF.

Projet Labinglass

Domaine d’activité : Sciences du vivant / environnement / laboratoires sur puce

L’intérêt pour les laboratoires sur puce connaît un essor considérable depuis plusieurs années pour tous les domaines du biomédical (diagnostique précoce, protéomique, etc.), de la biochimie, et en toxicologie pour l’environnement et la santé. Toutefois, la fabrication d’un laboratoire sur puce, dans un matériau isolant inerte chimiquement comme le verre, est aujourd’hui limitée car tous les procédés utilisent de très hautes températures qui rendent impossible l’intégration de capteurs au sein des canaux fluidiques.
Le verre est un matériau idéal grâce à sa transparence optique et à ses propriétés de hautes résistances chimique et électrique. Malheureusement, sa température de mise en oeuvre est supérieure à 700°C, ce qui empêche toute intégration de matériaux à bas point de fusion. Une approche alternative consiste à utiliser des polymères comme le PDMS à plus faible température de mise en oeuvre, mais qui sont moins isolants et moins inertes chimiquement, ce qui limite leurs conditions d’utilisation.
Le jeune docteur qui développe se projet au sein d’une équipe de recherche du LPN, UPR 20 CNRS, a mis au point une nouvelle génération de puce basée sur un procédé de collage innovant, qui permet d’obtenir des dispositifs transparents en verre parfaitement isolants et inertes chimiquement. La faible température de recuit (inférieure à 300°C) utilisée permet de plus l’intégration d’une grande variété de capteurs, qu’il s’agisse de simples nanostructures gravées dans les canaux, ou de circuits enterrés plus compliqués (électrodes métalliques ou magnétiques par exemple). Cette capacité à fabriquer des dispositifs fluidiques en verre très résistants et pouvant intégrer tout type de capteurs et/ou nanostructures, ouvre la voie à une nouvelle génération de laboratoires sur puce pour des applications biologiques ou chimiques dans des conditions extrêmes (par exemple : électrophorèse sous champ électrique fort).

Soutiens et prix obtenus :
Ce projet a reçu, dans le cadre du programme valo 2010 du C’Nano IdF, une aide au prototypage, un soutien en fonctionnement ainsi qu’un soutien en terme de formation à la création d’entreprise assurée par la FCE.
Le projet a ensuite été primé au concours OSEO Emergence , reçu le prix innovation du concours Petit Poucet et obtenu une ANR Emergence.